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Plan social à l’Association AIDES : 65 postes menacés

jeudi 6 février 2014, par Administrator

Réunis en Assemblée générale le vendredi 10 Janvier,

Plus de 100 salariés de AIDES ont voté à plus de 80% une action de débrayage jeudi 16 janvier de 16h et 18h

L’interview du Délégué Syndical CGT de Aides Grand Ouest, élu au CCE de l’association :


Lutte contre le sida. Des salariés d’Aides... par Letelegramme

Par cette action, les salariés entendent dénoncer le plan social à AIDES et la manière dont il est mené par une direction générale qui les considère comme une variable d’ajustement.

Dans son communiqué du 17 décembre, la direction s’affichait pleine de bonnes intentions, annonçant qu’elle« proposera un certain nombre de mesures afin de soutenir le reclassement et l’accompagnement des salarié(e)s concerné(e)s dans les meilleures conditions possibles ». En fait, la direction a commencé par refuser la proposition des syndicats d’allonger d’un mois supplémentaire la durée des négociations qu’elle veut limiter à 2 mois... c’est à dire le minimum légal.

Quant aux « meilleures conditions » promises, elles se limitent aussi au minimum légal : aucune mesure de départ volontaire ; les indemnités de licenciement les plus faibles autorisées par la loi (1/5 de mois de salaire par année d’ancienneté) ; une enveloppe globale de formation limitée à 100 000 € pour 63 suppressions de postes (soit 1687€ en moyenne par personne)...

Fruit d’une mauvaise gestion identifiée et documentée, (voir les rapports de Secafi, Mazars et du Comité de la charte) la situation actuelle aurait pu être anticipée.En l’absence de directeur administratif et financier stable depuis plus de 3 ans, les représentants du personnel avaient déjà lancé des alertes. La direction générale a fait le choix d’y rester sourde, et aujourd’hui fait payer l’intégralité des pots cassés aux salariés.

Alors que la lutte contre le sida et les hépatites se paupérise,alors que les associations de santé sont confrontées à de graves difficultés, nous nous inquiétons de l’avenir des salariés licenciés, a fortiori en l’absence d’un soutien digne de ce nom pour leur permettre de rebondir. Nous nous inquiétons de l’avenir de notre combat militant, handicapé par une mauvaise gestion à la tête de AIDES, dont le directeur général n’exclut pas un 2èmeplan social.

Le débrayage du Jeudi 16 Janvier vise donc à dénoncer : – le mépris de la direction pour ses salariés dont elle veut se débarrasser au moindre coût – la baisse de 6% de la rémunération annuelle de tous les salariés – une gestion financière et humaine défaillante qui met en péril les salariés directement ciblés ou non par le plan social, les volontaires, et l’avenir de notre lutte toute entière.

C’est en ce sens que les salariés se sont adressés directement au Conseil d’administration de AIDES pour leur demander l’allongement d’un mois du temps prévu pour la négociation du plan social, un accompagnement digne et respectueux des salariés concernés par le plan social, et l’ouverture d’une réflexion et d’une concertation participatives entre les différents acteurs de AIDES, pour que AIDES reste utile à la lutte contre le sida et les hépatites en France et à l’internationale. Jeudi 16 janvier de 16h à 18h : faisons nous entendre : arrêtons le travail !

Cette action, décidée par les salarié-e-s en Assemblée générale, est soutenue par les représentants du personnel et l’intersyndicale SUD-FO-CFDT-CGT

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1 Message

  • Plan social à l’Association AIDES : 65 postes menacés Le 6 février 2014 à 20:36 , par Mael Guillamet

    Bonjour à tous ceux qui lisent cet article,

    La lutte continue : les négociations ont commencé ainsi que les premières consultations des CCE et CHSCT. Cela s’annonce tendu.

    Notre première revendication qui était de rallonger le délais prévisionnel de deux mois à trois a été totalement rejetée par la direction comme par le CA. Raison invoquée : les risques psycho-sociaux induits par un allongement du calendrier... Le cynisme est de mise...
    Le CA refuse toujours de recevoir les différents experts. Les propositions de la direction sont toujours au niveau du minimum légal (et oui, pas de minimum conventionnel chez nous car pas de convention collective...).

    Petite avancée, la demande d’intégrer un plan de départ volontaire dans le PSE est acceptée. Dixit notre DRH en séance de négo : "nous avons rencontré l’inspection du travail et elle nous a indiqué qu’en intégrant un PDV au PSE, celui-ci à plus de chance de se faire valider par la DIRECCTE.". Les salariés de aides sont heureux de savoir que la direction préfère faire plaisir à la DIRECCTE qu’à ses salariés.

    Semaine prochaine façon marathon avec scéance de négo, CCE, CHSCT, convocation pour un accord sur le report du processus électoral et surement une journée de mobilisation vendredi.

    Je vous tiendrais au courant des avancées du dossier.

    Mael Guillamet, animateur d’action à AIDES, élu CGT CE, DSC CGT à AIDES